Depuis 8 ans, les ludopathes de tous poils, vieux briscards, jeunes aguerris, débutants ou novices, bravent la poussière et le soleil fraîchement estival pour leur dose de jeux en tous genres.

Pour la seconde fois, nous chaussons chapeaux et godasses pour 2 jours dans l’Enfer local.

La Pelouse de Reuilly, haut-lieu de fête qui accueille la Foire du Trône, se transforme en village vacances, la plage en moins.

 

Entre calculs géniaux pour les jeux « que l’on doit ABSOLUMENT tester » et ceux qui « ont l’air pas mal », il faut improviser et se lever de bonne heure : les places étant parfois assez chères.

Coup d’bol : nous avons pu mettre nos gros doigts sur à peu près tout ce que nous voulions.
Mention spécial au jeu « Tiki » : affiché à grand renfort de bannières, totem et publicité, sans aucune boîte sur le stand.

La chasse commence !

Testons de suite l’extension pour Kingdomino : une seule table, déjà prise… Damned.

On se retourne et… Miracle !!! Nous voilà embarqués pour la première démo de la version finale (ou quasi) d’Armada : l’extension de 7 Wonders attendue depuis quasiment 7 ans.

 

7 Wonders : Armada

 

L’extension reprends les promesses originales : densifier le jeu et permettre la guerre à l’autre bout de la table.

Un plateau supplémentaire permet de faire évoluer votre flotte en fonction de votre jeu : pour chaque carte d’une couleur jouée, vous pouvez faire évoluer le bateau correspondant (une carte rouge posée, je fais avancer le bateau rouge) en payant le coup correspondant au passage de l’étape, et profiter du bonus proposé. Simple comme « bonjour ».

C’est réussi. Très réussi.
Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est indispensable après un seul test (et forcément quelques loupés), mais une vraie bonne extension comme il y en a trop rarement.
Miscible avec les autres extensions sous certaines conditions, il vous/nous faut absolument cette extension ! (sortie Essen 2018)

Sûrement le lot du prochain tournoi de 7 Wonders 😉

Retournons voir chez Blue Orange : toujours pas de place… Tant pis, nous nous jetons sur Baïam, la BD dont votre groupe sera le héros.

 

Baïam

Un concept original qui demande un test, même rapide.

Chaque joueur utilise le livre de son personnage (4 frères et sœurs composent le groupe) et collabore à la résolution de l’aventure. Comme un livre dont vous êtes le héros, vous parcourrez les bulles en choisissant votre prochaine destination.

Le but est de collecter/rassembler un vieux trésor pirate.

Plusieurs détails rendent le jeu intéressant :
– le groupe peut se séparer : tout est prévu pour cela, y compris certaines interactions.
– une carte permet de voyager loin et voir du pays.
– chaque personnage possède ses propres pouvoirs : le livre est conçu pour représenter cela (l’un des héros peut parler aux animaux, lui seul verra un indice « caché » donné par un toucan, etc.)

Jouable dès 7 ans, voilà un bon moyen d’occuper un groupe de jeunes aventuriers avant le Grand Bain.

Quelques menus énigmes sont même au rendez-vous.

C’est vraiment chouette : on a adoré !
Seul bémol : ça semble perdre beaucoup de son intérêt avec un groupe incomplet.

Aucun rapport : un type s’est amusé à fabriquer une @#%*! table de Space Hulk.

 

Jurassic Snack

Un jeu de Bruno Cathala ? Ok, testons.

Bon… C’est clairement un jeu familial. Pas dénué d’intérêt, bien réfléchi et travaillé, mais on ne s’attardera pas trois heures.

Il s’agit ici de déplacer ses dinos pour brouter l’herbe fraîche et ramasser divers bonus (donnant également des points inversement proportionnels à la puissance du bonus), tout en évitant de se faire croquer par les T-Rex.

Un peu de stratégie de déplacement/placement, pas mal de hasard dû aux pions/bonus.

Il y a moyen de complexifier le jeu en modulant le plateau (chaque quart est indépendant), mais ça reste un jeu d’apprentissage ou de découverte à jouer en famille.
Nous disons : mouais, passons.

 

Gold Armada

Autre grand nom du jeu de société, outre-Rhin cette fois : Reiner Knizia.

Le Docteur, comme on l’appelle dans le milieu, propose un jeu de dé simple, vraiment simple, sans laisser tout au hasard.
Au fur et à mesure, la partie se repose sur des combinaisons de dés plus complexes pour obtenir d’avantage de pions (ou de sous dans ce cas).

C’est fun à jouer, en grande partie à cause du plateau qui attire l’œil et du thème vendeur de le piraterie.
On dit « ouais ».

Attaquons nous maintenant à un autre gros morceau !

 

Shadows of Amsterdam

L’un des jeux phares de cette fin d’année, assurément !

Dans une ville d’Amsterdam rongée par le crime, la police est submergée. Des équipes d’enquêteurs indépendants tentent de résoudre des affaires non élucidés pour leurs commanditaires.

Sur un principe maintenant bien huilé, façon Mysterium, un meneur donnera des indications de déplacement à ses équipiers, afin de les emmener trouver 3 indices puis de se rendre chez leur commanditaire.
Et ceci, AVANT l’équipe adverse ! Il s’agit donc d’un jeu par équipe, en temps réel : une course contre les autres joueurs, bien ficelée et prenante.

Aux meneurs de diriger correctement leur équipe, sans les jeter dans les bras de la Police (la troisième arrestation mettra fin à la manche).

Un excellent jeu, dont certains éléments ne seront révélés que dans la version finale.

Un must have ! (sortie Essen 2018)

 

Kero

Dans l’idée : ouah génial !
Dans les faits : euh… ouais. Bof.

Et c’est bien dommage. Passé la surprise concernant le rapport nombre de joueur et la quantité/qualité du matériel (« quoi ? tout ça pour un jeu exclusivement à deux ? »), on se voit déjà en MadMax ou un « accélérateur collé au pied ».

Le but du jeu : contrôler des territoires « sauvages » afin de maîtriser la production de Kéro.

Une bande d’explorateur pourra être envoyé pour batailler quand à la possession des tuiles terrains (au centre) : la majorité l’emporte.

Avant ça, il faudra gérer intelligemment le carburant pour lancer les dés le plus longtemps possible, jusqu’à obtention du résultat souhaité.
Les symboles obtenus permettent d’obtenir des bonus permanents ou temporaires, des points de victoire ou d’envoyer ces explorateurs en mission.

Le matos tape à l’œil, mais l’ensemble donne une impression de lourdeur repoussante (malgré quelques idées très astucieuses).
Passé les premières parties, on peut accrocher, mais après deux parties ce jeu nous a paru « trop » pour devenir un must have (on a l’impression que ça part dans tous les sens, et les tours s’en trouvent trop longs). Dommage : nous disons « bof, mais on retentera ».

 

Samsara

Jeu vu sur FaceBook, KS réussi, pledgé par un ami, c’est joli, y a de la place : testons.

NB : la qualité de la séance a été FORTEMENT altérée par une certaine négligence à notre égard… (le jeune homme enthousiaste qui nous a expliqué les règles n’est pas en cause, mais son père et l’éditeur l’on regardé se débattre sans bouger le petit doigt).

La situation étant posée, le résultat est donc sans appel : c’était l’ENFER >>>:(

Honnêtement, c’est un jeu bien ficelé, aux illustrations superbes et au thème parfaitement intégré au jeu (ou le contraire).

Mais : contrairement à l’idée que l’on peut s’en faire, il s’agit d’une course, d’optimisation à tout va de son parcours pour « être le premier ».
Et en dehors du fait que ce n’était vraiment pas évident lors des explications, ce n’est pas plus évident durant le déroulement de la partie.

À étudier plus tard, avec du recul. Sûrement un jeu correct voir bon, avec un éditeur qui tient plus du profiteur que du professionnel sérieux.
Pour le jeu : nous disons « faut voir (again) ». Pour l’éditeur : nous disons « NON, archi-non ».

 

Welcome

Un dernier pour la route.

Dans l’amérique des années 50, votre cabinet d’architectes fait construire un lotissement.
À vous de l’agrémenter pour le rendre le plus attractif possible.

Chaque tour, un système simple mais bien pensé propose les différentes possibilités de construction pour ce tour : vous devez en choisir UNE.
À vous de surfer entre les aléas du chantier et les opportunités du marché pour donner de la valeur à votre réalisation.

Une vraie réussite : jeu simple et profond, mais surtout très agréable à jouer !
Number one des ventes actuellement : on comprends pourquoi.

Ouais : on dit « OUAIS ! ».

Voilà qui conclut un bon gros samedi. Passons au dimanche.

 

Kingdomino : Age of the Giants

Vous l’attendiez, nous aussi.

Dispensable, cette extension apporte une dimension grosses tatanes et méga-baffes (en plus d’un 5e château et d’une tour-distributrice de tuiles).

La nouveauté la plus violente étant les tuiles « objectifs » piochées en début de partie, qui font exploser le compteur de points et peuvent déstructurer la partie : pas la peine de joueur le jeu « normal » quand il suffit d’aligner 3 couronnes pour marquer 10 points à volonté.

Le gros morceau, ce sont bien évidemment les géants et les tuiles qui vont avec.

Quand vous placez une tuile « géant », un meeple est placé sur l’une de vos couronnes (ce qui l’annule).
Quand vous placez une tuile « pas de géants », vous donnez l’un de vos géants à un adversaires.

Voilà.
Pas de quoi fouetter un dragon, mais c’est bon : on dit « ça peut ! ».

 

Peanut Club

Enchères et damnation. Ouais, j’exagère un peu, mais c’est certainement l’un des meilleurs jeux d’enchères depuis… bien bien longtemps.
Et il réussi le tour de force de n’être QUE ça (les enchères ne sont pas une phase d’un tour) tout en étant vraiment fun et réussi.

En tant que collectionneur frénétique, vous allez acheter des lots d’objets pour enrichir votre collection (avec un thème de prédilection propre à chaque personnage).

Le drame : il existe trois monnaies dont le cours change régulièrement (voir, ne valent plus rien pour un temps).
Que vous tentiez de payer en cacahouètes, en chameaux ou en millions de dollars, vos adversaires tenteront mille coups vicieux pour arracher les meilleurs lots, grâce à des jetons-bonus bien vus.

Bref. On a adoré. 🙂
Et les objets sont flambants !

 

Micropolis

Encore du « Cathala Inside », main dans la main avec Charles Chevallier (le duo gagnant d’Abyss).

Visuellement, ce jeu pose question : ne serait-ce que par la forme pyramidale des tuiles.
Ensuite, de part les choix graphiques qui étonnent ou détonnent (selon les goûts). Et bizarrement, ceci masque un peu le réel intérêt de ce jeu.
Un petit mot pour regretter une vraie aide de jeu : sur un plateau pourtant assez grand, les infos proposées seraient bien plus pertinentes si plus complètes (comme la méthode de comptage des points).

Vous devez construire le fin du fin du meilleur of the best fourmilière.
Le fioul de votre développement : votre armée. Elle vous permettra d’accéder aux meilleures tuiles et positionner vos régiments au bon endroit.
Plusieurs type de fourmis (reine, nourricière, phalange, etc.) aideront au déploiement à bon escient de votre habitat.

In fine, la diversité de votre fourmilière en fera sa force : plusieurs reine dans de longues galeries, une population nombreuse, la galerie la plus grande, les réserves pour l’hiver, etc.

Un bon jeu, qui nécessite une bonne vision de l’ensemble pour être apprécié dès la première partie. Mécanique de jeu accessible à tous, mais victoire pour les fins gestionnaires et stratèges.

Nous disons « oui », mais sans grand enthousiasme et demandons un second tour.

 

Ex-Libris

Pas facile d’approcher une chaise autour d’une des 3 tables de démo.
Les parties sont assez courtes (moins d’une heure avec explications), mais il y a foule.

Visuellement, ça accroche (il faut bien le dire). Et le thème, monter une bibliothèque, est original autant qu’il appelle à la rêverie.

Vous voilà au cœur d’une grande cité, chargé de monter une bibliothèque remplie d’ouvrages variés et la plus vaste au monde.
Affublé d’assistants bons à tout faire, vous déambulez dans les rues à l’affût de la moindre opportunité d’acquisition. Chaque tour, vous placez vos assistants sur l’un des lieux accessibles pour des actions instantanées ou programmées pour la fin du tour. Une fois les ouvrages fraîchement achetés, à vous d’organiser au mieux votre bibliothèque pour en faire le centre culturel et d’information le plus important au monde.

Un jeu très plaisant, offrant une grande variété de jeu à chaque partie.

Nous avons voté « Oui », sans hésitation.

 

CIV (Carta Imperia Victoria)

Encore un jeu de civilisation par âge… Et bien non. Pas tout à fait.
Même si, quoiqu’on en pense, l’humanité s’est développée ainsi.

Expliqué par l’auteur en personne, très sympa, le jeu vous permet de développer votre civilisation comme bon vous semble, afin d’arriver à vos fins. Militaire, Divin, Scientifique, Artistique, … : six catégories et autant d’effets permanents ou instantanés donnent l’équilibre nécessaire à la partie.

Une fois votre civilisation développée dans un des domaines, selon l’objectif de fin de partie : c’est la victoire.

En dehors de l’aspect visuel qui est un choix audacieux, certaines « évidences » pour un joueur aguerris posent inévitablement question au joueur débutant, et ni les règles, ni les aides de jeu ne répondent à ces questions. Encore un peu de travail pour une v1 révisée.

Ceci dit, nous avons bien apprécié, avec un goût de « reviens-y ».
Et à notre avis, c’est bien meilleur à deux !

 

That’s all Folks !

Je vous épargne le récit de la course aux goodies (épique par moments), le tour des stands pour trouver une place, la poussière qui vole, les matchs de TrollBall, deux ou trois daubes intersidérales, quelques bons jeux/éditeurs absents, des rencontres improbables et quelques retrouvailles (dont un Sélénien de la première heure).

Un dernier mot sur quelques jeux qui ont eût un certains succès, mais pour lesquels nous n’avons pu consacrer de temps : Ganymede, Saint-Seya, Neta Tanka, l’extension Dice Forge, Titan (le proto qui résiste à tout), Lord of Hellas, Seeders of Exodus, Atlandice, Sentinels et le stand des Jeux de Demain.

« Paris est Ludique » ce n’est pas que du jeu sur table, ou pas uniquement sorti d’une boîte : par exemple, une partie un peu spéciale de Code Names.

Une mention spéciale quant à la remise de la Patate d’Or 2018 (décernée à une personnalité du monde du jeu) : le lauréat est le PDG de Blackrock Games, Yoan Laurent. Petit éditeur de Lapalisse à l’origine, Blackrock Éditions est devenu Blackrock Games en se recentrant sur la distribution, profitant d’une explosion des éditeurs et de la demande.
Une jolie réussite, et une récompense bien méritée !

 

Rendez-vous en 2019, avec certains d’entre-vous (qui sait ?).

 

Bonus totalement inutile et gratuit

 

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